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Décembre
01
2016
Le taux de prévalence du VIH désormais à 3,9% au Cameroun
Le Ministre de la Santé Publique l?a déclaré à l occasion de la 29ème Journée Mondiale contre le Sida le 1er décembre 2016 à Yaoundé.

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 La salle de fêtes de la Croix Rouge était pleine à craquer ce 1er décembre 2016. Les 1500 places disponibles ici n?ont pas pu contenir la foule de personnes venue célébrer la 29ème Journée Mondiale contre le Sida.  Enfants, adolescents, membres du Gouvernement, partenaires nationaux, internationaux et autres, ont répondu présents à la cérémonie présidée à l?occasion par le Ministre de la Santé Publique.

 Cette Journée Mondiale, il faut le dire, est un moment privilégié pour les acteurs de la lutte contre le Sida, appuyés par le Système des Nations-Unies, la coopération bi et multilatérale et le Gouvernement, de se retrouver afin d?examiner ensemble, les progrès réalisés et les préoccupations nouvelles inhérentes à ce combat.

 En effet, en prélude à la commémoration de cette 29ème  édition, le Comité National de Lutte contre le Sida (CNLS) a lancé le 08 novembre dernier à Douala, la 1ère édition d?un mois d?intenses activités sur le Sida, dénommé Mois Camerounais contre le Sida, sous le Slogan « Connaître mon statut sérologique, un défi pour ma santé ». A travers ce slogan, le Gouvernement de la République a voulu concentrer la plupart des activités de cette année sur le dépistage volontaire du VIH.   Car, malgré les progrès accomplis par l?Etat pour que chaque camerounais connaisse son statut sérologique, près de 2/3 des 620 000 personnes vivant avec le VIH ignorent encore leur statut sérologique.

Et pourtant, le 25 janvier et 24 mai 2016, le Ministre de la Santé Publique a signé un ensemble de textes visant à faciliter l?accès au dépistage, notamment la circulaire sur la proposition systématique et en routine du test de dépistage du VIH à tout patient en consultation dans une formation sanitaire, quel que soit le motif de la consultation, ainsi que la circulaire sur le déploiement des accompagnateurs psychosociaux pédiatriques qui font la promotion du dépistage du VIH dans les services de pédiatrie, de consultation prénatale, de vaccination et de maternité.

Par ailleurs,  les  campagnes de dépistage avec les Unités Mobiles qui se faisaient lors des événements de grande mobilisation populaire tels que Vacances Sans Sida, la Journée Internationale de la Femme, se font maintenant tous les jours dans les dix régions du pays. « Il est utile pour chacun d?entre nous de se faire dépister, car connaître son statut sérologique permet à une personne séronégative de préserver son statut sérologique négatif et donner des conseils à d?autres personnes de son entourage. Pour les personnes séropositives, le dépistage permet d?une part de connaître la cause de certaines maladies opportunistes dont on souffre et de prendre conscience du risque de contaminer d?autres personnes? Il est important que les personnes qui ont accepté de faire le test de dépistage et qui se sont révélées séropositives commencent immédiatement le traitement suivant l?approche « tester et traiter» recommandée par l?Organisation mondiale de la Santé et à laquelle le Cameroun a souscrit. Cette approche consiste à mettre immédiatement sous traitement toute personne dépistée VIH positive, sans au préalable effectuer un quelconque examen, notamment le taux de CD4 », a déclaré André MAMA FOUDA, le Ministre de la Santé Publique.

Atteindre les objectifs 90-90-90


D?après Dr Matshidiso Moeti, le Directeur régional de l?Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour l'Afrique, mettre fin à l'épidémie de sida d'ici 2030 ne sera possible que si les pays atteignent les objectifs 90-90-90 (90% de personnes vivant avec le VIH connaissent leur statut, 90% de personnes connaissant leur statut sérologique soient mis sous antirétroviraux et 90% de personnes mises sous traitement aient une charge virale indétectables) fixés par l?ONUSIDA pour 2020. « Au cours des quatre prochaines années, les nouvelles infections à VIH devront être réduites dans la Région africaine à moins de 400 000; les décès liés au sida à moins de 300 000; la stigmatisation et la discrimination liées au VIH éliminées. Pour réduire les nouvelles infections à VIH dans la région, les adolescentes, les jeunes femmes et les populations clés doivent être placées au centre de la réponse. Des efforts intensifs sont nécessaires pour améliorer leur accès aux services de santé sexuelle et de reproduction. Le traitement antirétroviral et la circoncision masculine médicalisée et volontaire doivent être renforcés, ainsi que de solides stratégies de prévention telles que la prophylaxie pré-exposition pour les groupes à haut risque », pense le Directeur régional de l?OMS pour l'Afrique.

Selon André MAMA FOUDA, pour mener à bien toutes ces actions beaucoup de ressources doivent être mobilisées, car indique-t-il, les financements disponibles pour la lutte contre le Sida demeurent insuffisants. Il invite donc les partenaires à maintenir leurs efforts de financements qui doivent être soutenus dans la durée afin d?éviter l?interruption d?un traitement au long cours, bénéfique et vital pour les patients.



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