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Avril
27
2016
Jeux universitaires 2016 : Déjà plus de 300 personnes dépistées
A seulement trois jours du début de ces compétitions sportives, le dynamisme de l?équipe de l?unité mobile de lutte contre le sida produit de bons fruits.

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Université de Yaoundé II ce mardi 26 avril 2016. Il est 09h. L?entrée de cet établissement d?enseignement supérieur public grouille de monde. Il est difficile de circuler ici. Piétons, véhicules et commerçants se disputent le passage. L?esplanade du campus de Soa est semblable à un champ de compétions. Match de Basketball par-ci, match de football par-là ou encore course d?athlétisme, tout y passe. Les groupes de danse (fan club) ne sont en reste. Chacun démontre son originalité à travers soit l?exécution des pas de danse, soit des tenus hors du commun ou des coiffures extravagantes.


Yaoundé le 27 avril 2016. Les candidats au dépistage  échangent entre eux en attendant les résultats.jpg

Dans les stands, les équipes d?exposition s?activent à accueillir les nombreux visiteurs. Dans le stand du Comité  national de lutte contre le sida (Cnls), l?équipe de l?unité mobile de lutte contre le sida dirigée par Yannick KENNE DJOUSSE est débordée par la foule venue se faire dépister du Vih « Nous sommes en poste depuis 8h. Nous avons déjà réalisé 55 dépistages (il est 11h 05. Ndlr). Jusqu?ici, nous n?avons pas encore détecté des cas de séropositif. Les gens sont vraiment réceptifs à ce dépistage du Vih », se réjouit  le responsable du groupe. Il déclare que pour la journée de lundi 25 mars 2016, 150 hommes et femmes  ont accepté de se faire dépister. « Parmi les 150 personnes qui ont fait leur test, trois d?entre eux été déclarés  positifs. Nous avons signalé à notre hiérarchie et celle-ci les a référé vers un centre hospitalier pour leur prise en charge par les ARV  »,    indique Odile AMBAH, une préleveuse de l?unité mobile de lutte contre le sida.

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Yaoundé le 27 avril 2016 Un patient en plein séance de  psycho-sociologie

Positionnés de part et d?autre du campus de Soa, les pairs  éducateurs du Cnls s?activent à sensibiliser les passants et de les orienter vers le stand . Une fois sur place,  les nouveaux arrivants sont enregistrés et aussitôt  conduits sur une autre table pour le prélèvement de leur sang. Après quoi, ce prélèvement est déposé chez le laborantin qui se charge d?effectuer les tests proprement dit. 15 min plus tard, les résultats sont disponibles. Les patients, à l?aide d?une numérotation qui leur a été préalablement donnée, viennent chacun à son tour découvrir son statut sérologique. Mais avant, Sara ETO, la conseillère psycho-sociale, se charge de préparer psychologiquement les patients avant la découverte de leur statut. « Il y a des gens qui pensent encore qu?être infecté du Vih est une fatalité. J?ai reçu des personnes qui disent carrément que si leur résultat est positif, ils vont se suicider. Il faut pouvoir convaincre ce type de personne qu?avec un bon suivi médical, la personne infectée par le Vih peut vivre plus longtemps qu?une personne séronégative », confie-t-elle.


A la fin de cette journée du 26 avril 2016, l?on apprend qu?ils sont en tout près de 200 personnes à s?être fait dépister. Le dépistage du Vih aux jeux universitaires de Soa se poursuit  tous les jours sauf le dimanche, de 08h à 16h.

 

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